MÉDIATION FAMILIALE

Des problèmes dans un mariage

En matière familiale, la cellule familiale peut malheureusement être le théâtre de plusieurs conflits qui dégénèrent parfois en crise. Ce déséquilibre se manifeste souvent entre deux personnes qui se dissocient, se séparent ou divorcent après un certain temps. S’unir, cela peut être facile pour certains. La situation est plutôt difficile lorsque vient le temps de vivre une rupture.


Aujourd’hui les gens ont souvent tendance à faire appel à un avocat pour obtenir une solution juste et équitable. Même si nous savons tous que plusieurs avocats ont pour mission de défendre au maximum les droits et intérêts des particuliers et rarement l’intérêt commun à tout les parties, la médiation est un processus qui vient combler ce que le système judiciaire n’arrive pas souvent à faire: trouver la meilleure solution possible pour toutes les parties.


L’origine de la médiation


Depuis le 1er septembre 1997, suite à l’adoption de la Loi instituant au code de procédure civile la médiation préalable en matière familiale, le tribunal a le pouvoir de diriger les parties en litige vers le Service de la médiation familiale de la Cour Supérieure ou, si les parties le désirent, vers un médiateur accrédité qu’elles choisissent. Ce processus est d’ailleurs subventionné par le gouvernement lorsque les couples mariés ont eu un enfant. D’ailleurs, le législateur a voulu avec la médiation protéger les droits des enfants et judiciariser le conflit familial.


Auparavant, le seul le processus judiciaire traditionnel était disponible. Heureusement, depuis quelques années, on a vu la médiation se développer au sein de la société québécoise dans le but de palier aux conséquences néfastes d’une rupture pour les enfants et aux séquelles laissées par les luttes interminables devant les tribunaux.


Le rôle et attitude du médiateur


Le médiateur examine de façons impartiales les prétentions des parties et les aide à clarifier leurs points de vue. Il s’attache à entendre les besoins et demandes des clients, mais il ne travaillera jamais sur leurs origines, sur le pourquoi et le comment des émotions. Il n’est pas un thérapeute. Au contraire, il est un arbitre, éducateur et motivateur. Il cherche plutôt, en donnant des outils de communications et de négociations, à éveiller et élever chez les gens un niveau de conscience plus rationnel, tout en accentuant sur le futur pour une meilleure solution possible.


Par exemple :


Si l’un des deux parents exprime son inquiétude par rapport à un des enfants, comment peut-on résoudre ce point à l’amiable selon les faits et les circonstances? La médiation convie à étudier à l’amiable le conflit, à en préciser les termes et le gérer. Le médiateur aide les parties à élaborer elles-mêmes une entente valable qui convienne aux parents et aux enfants.


Pour remplir ladite mission, le médiateur peut être amené à :

1. Être impartial

2. Avoir une capacité d’analyse et de synthèse

3. Poser des questions qui inciteront les parties à trouver des solutions

4. Savoir utiliser les moments de silence

5. Susciter chez les parties une écoute réciproque

6. Faciliter la communication et stimuler une discussion

7. Avoir du leadership

8. Être créateur

9. Être à l’écoute

10. Gérer l’interaction entre les parties


Les avantages de la médiation


Avec ce processus, vous pouvez clairement éviter les pertes suivantes :

• Perte d’argent

• Perte de temps

• Perte de relations

• Perte de contrôle

• Perte de productivité

• Perte de moral et de confiance

• Perte de possibilités de succès

• Perte de courage

• Perte d’énergie

• Perte au niveau de la santé (stress)


Les statistiques sur la médiation


D’après les recherches psychologiques de l’américaine Joan B. Kelly, la médiation permet d’arriver à une entente en deux fois moins de temps qu’un processus judiciaire. Selon les statistiques, 50 à 85% des couples qui ont été en médiation ont conclu une entente. Une des grandes différences de la médiation par rapport au processus judiciaire, c’est qu’en médiation les couples sont plus conscients, plus persuadés de la pertinence et de l’équité de leurs décisions.


L’obligation du médiateur à la confidentialité


Le médiateur ne communiquera, ni ne transmettra, aucun renseignement obtenu durant les séances de médiation à qui que ce soit n’étant pas partie à la médiation, sans le consentement écrit des clients.


En vertu de l’article 815.3 du Code de procédure civile, rien de ce qui a été dit ou écrit, ou enregistré sur support mécanique ou autrement, au cours d’une entrevue de médiation n’est recevable en preuve dans une procédure judiciaire, sauf s’il s’agit d’un cas de médiation sur ajournement de l’instruction par le juge pour référence à la médiation du consentement des parties.


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